November 30, 2014 - No Comments!

Choisir, c’est renoncer

La plus difficile des choses est, pour moi, le choix. Car la phrase attribuée à André Gide m’est un miroir, un miroir de ma propre peur à mettre des choses de coté. Ma vie a toujours été contaminée par le syndrome de Diogène. Ecrire en français ou en portugais ? Faire de l’art ou du graphisme ? Bâtir des images ou des phrases? Habiter dans le nord ou dans le sud ? Et comment reprocher, quand on cherche du travail notamment, le désarroi des employeurs qui trouvent, dans mon site de travail, de la peinture, du dessin, de la micro-édition de textes personnels et qu’ils n’ont pas vraiment à lire ?

Cela est la clé de ma vie, peut-être d’autres. Quoi abandonner sur le chemin ? Qu’est-ce que servirait comme lest à jeter à bâbord et à tribord, mon capitaine ? Vite, les autres avancent en ligne droite !

Peut-être qu’il me faut juste une chambre grande et dépouillée, aux murs blancs. Une chaise en bois, une table contre un mur, et à gauche la large fenêtre qui montre la mer.

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