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November 29, 2014 - No Comments!

O estrangeiro

Estava a ler uma entrevista dos Dead Combo no Expresso e leio a resposta do Pedro Gonçalves à pergunta "Que lições tiraram de tantas viagens ao estrangeiro?". Diz ele: "De cada vez que volto a Portugal, regresso mais contente. Os portugueses são muito mais educados no dia a dia do que na maioria dos países europeus. Em Espanha, não há filas prioritárias para grávidas nem para velhos."
E fiz o exercício de imaginar um inglês ou um alemão a dizer isto, esta generalização. Soaria mal, no mínimo. Não são só os franceses a serem chauvinistas.

November 21, 2014 - No Comments!

A praga da palavra ‘gourmet’ em Portugal.

 

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Uma das coisas de que mais gostava em Bruxelas, um dos meus maiores prazeres, era ir ao mercado ao Sábado ou ao Domingo de manhã.

Devido aos muitos anos de especulação imobiliária e de destruição massiva do património que já não interessava economicamente, não restam muitos mercados cobertos em Bruxelas – definitivamente uma cidade que não gosta dela própria.

A zona onde morei durante os últimos quatro anos – assim uma mistura de Anjos e Mouraria, ou seja, artistas precários, famílias de classe média, imigrantes, malta da boémia, tudo bastante à esquerda – possuía o mercado mais antigo da cidade. Tinha lugar todas as manhãs, e à quinta-feira havia uma versão maior, alargada àquilo que em Portugal se conviria a chamar ‘gourmet’ – mas com a vantagem de ninguém lhe chamar assim (mas de qualquer modo nunca ia lá à quinta). Um tipo saía de casa relativamente de manhã, lá para as onze, e fazia-se a ronda dos comerciantes. Haviam sempre dois ou três italianos que tanto vendiam produtos de base – umas massas especiais, queijos – como produtos mais sofisticados. Comprava uns arancini, um fiambre com rosmaninho de chorar por mais, e depois passava noutro vendedor com uma escolha pletórica de queijo e charcutaria, de Espanha, de França, de Itália, e saía de lá com umas fatias de pancetta, com um comté, com um morbier. Depois passava pela tenda biológica, um pâté caseiro e tal, e um saltinho à mercearia portuguesa com a vitrine cheia de erros, para ir comprar pão, mais chá e uns legumes na loja do casal dinamarquês-marroquino onde havia produtos dos dois países, e ia feliz para casa para preparar o brunch, ritual semanal com restantes membros da quasi-família com quem morava.

Aqui em Lisboa a malta parece alérgica aos vocábulos “brunch”, “rúcula” e quejandos, e eu percebo: é porque vêm associados a outros termos, estes insuportáveis: “gourmet”, “urbano”, “de bairro”. Mas, na verdade, não há nada de mal em comer rúcula - que mais não é que uma erva daninha – ou produtos de boa qualidade, ou legumes que chegam um pouco mais tarde a Portugal devido à nossa eterna condição periférica. Em Bruxelas, para além dos produtos trazidos pelas comunidades imigrantes, viam-se de novo legumes e frutos que tinham sido esquecidos, postos certamente à margem pela estandardização forçada pela grande distribuição. Em Portugal parece-me que é ainda é complicado sair da lógica do hipermercado, e que os grandes grupos têm quase um monopólio sobre aquilo que se come.

Mas o que é insuportável em Lisboa, onde os mercados são paulatinamente substituídos por lojas ‘gourmet’, é que esses novos produtos não parecem ter sido trazidos por imigrantes ou pessoas interessadas em comer melhor, mas pelas tias dos bairros abastados que foram uma e outra vez passar o fim-de-semana a Londres e que acharam “giríssimo” o “conceito” de mercado, aquela gente toda e não-sei-quê, e se fizéssemos o mesmo em Lisboa? É a mesmo tipo de tia que vi na LX Factory a vender artesanato (mais uma vez) giríssimo e cheio de cores, e que se apropriou estranhamente de lugares onde existe outro tipo de população - como os mercados. Uma espécie de gentrificação à portuguesa. E assim, comer rúcula em Lisboa tornou-se terrivelmente snob.

Aquilo que gostava em Saint-Gilles era de fazer a volta ao mundo em meia-dúzia de metros, e maravilhar-me diante de cousas deliciosas – sem que alguém se tivesse lembrado de lhe pôr o nome ‘gourmet’.

 

 

 

September 24, 2014 - No Comments!

Bruxelles – Lisboa

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Maintenant que, au bout de presque sept ans, je quitte Bruxelles, je peux regarder en arrière et faire un petit bilan. Je suis arrivé ici comme j’arriverai à Lisbonne, à l’aventure, tâtant le terrain pour comprendre la ville et ce qu’elle pouvait m’apporter. En sept ans j’ai travaillé comme graphiste, j’ai fait des expositions, j’ai organisé des concerts, j’ai été art-thérapeute, j’ai arpenté la moindre rue de Saint-Gilles, d’Ixelles ou du centre autant la nuit que le jour, j’ai rencontré des centaines de gens dans cette incroyable et fascinante babel où des ardennais côtoient des irlandais, où mon magasin bio est maghrébino-danois, où je peux manger à Matongé dans un restaurant africain tenu par des turcs, et tomber amoureux d’une française et personne, en tous cas parmi mes amis sur lesquels j’ai eu la chance de tomber, personne s’en offusque, et on oublie très vite qu’on est étrangers: on est, après tout, juste bruxellois.

Et peut être c’est ça le destin, la tragédie et la qualité immense de Bruxelles : un manque d’identité car c’est ainsi que l’histoire l’a décidé, un bazar illisible dû à des dizaines d’années de spéculation immobilière et de complexité administrative, et à la fin on y appartient, on y vit naturellement sans qu’on nous demande plus qu’à apporter notre grain de sel et qu’on fasse des choses pour cette ville, qu’on la fasse exister et, putain, qu’est-ce qu’elle existe déjà, qu’est-ce qu’elle bouillonne avec ses concerts dans les bars à l’abandon, ses projets éphémères, ses artistes de partout, ses fêtes dans des entrepôts, ses brocantes, ses marchés. Et puis Bruxelles est lentement devenue seulement un prolongement du Parvis de Saint-Gilles, lui même un prolongement de mon appartement. Le Verschueren, mon deuxième salon.

Bruxelles va me manquer. Le plus dur sera de quitter les amis qui, avec le temps, sont devenus une deuxième famille – une famille d’accueil. Quiconque qui habite loin de sa famille sait ce que c’est, et comment les amis ont une double fonction, une double importance. Moi je ne me plains pas, j’étais seulement à 2000 kilomètres, une patte de mouche par rapport à certains qui habitent la même ville que moi et qui viennent de l’autre bout du monde. Oui, 2000 kilomètres ce n’est pas grand-chose, et c’est pourquoi mon – notre – départ mardi prochain est seulement un petit ‘au revoir’, à bientôt, à très très vite.

June 26, 2014 - No Comments!

Locus amoenus (VI)

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Il me faut une fenêtre. Il me faut une fenêtre en pierre taillée par un artisan mort il y a longtemps. Il me faut une fenêtre en pierre taillée par un artisan mort il y a longtemps. Il me faut le contour irrégulier des toits et leur rythme saccadé, des tuiles, des cheminées, puits de lumière en forme de dôme, des chats maigres. Il me faut, derrière ces toits, les paillettes du fleuve verdâtre, la lumière, la lumière, la lumière.

Puis un commencement. Une cave. Imaginons la Ribeira, la Sé : combien de cadavres, combien d’hommes, femmes, enfants, bêtes et arbres sont passés par là ? En chaque interstice des blocs de granit combien de mains, d’outils, de sueur, de jeux d’enfants ? T’es partout, Aniki-Bóbó ?

Porto est le photogramme du film de Manoel de Oliveira : le train diaphane sur le pont famélique, les rives sauvages pour toujours, quelques maisons peut-être abandonnées, qui sait, mais si habitées, chaque centimètre de mur ruiné, chaque branche d’arbre déposé devant le seuil de la porte peinte en bleu ou vert et décorée d’un battant en métal qui évoque une patte de félin, la rouille des grillages, le magma d’eau verte, infinie, les mauvaises herbes en toute fente et fissure ; en face, en filigrane, il y a les restes du ramal de Alfândega, une ligne accessoire de train qui partait de la gare principale de Porto, Campanha, en se cachant sous le plateau du pont de Eiffel et qui, à l’aide de quelques tunnels, arrivait à la masse de Alfândega, quatre kilomètres plus loin. Le tunnel principal est fermé depuis longtemps, et aujourd’hui le souvenir de son existence s’évapore lentement, partagé seulement par un groupe d’initiés qui partage le secret sans vraiment le cacher. Les parties accessibles ont été envahies depuis longtemps par une couche épaisse de végétation. En pleine ville. Est-ce que les gens savent encore que signifie cette étroite terrasse qui descend en pente douce vers la pena ventosa, puis la pénètre mystérieusement ?

En arrivant au bout du tunnel, la lumière se devine par les fentes du mur qui le protège de l’extérieur.

A Alfândega nous sommes au raz de l’eau. Il ne nous reste qu’à monter par Miragaia, l’ancien quartier des pêcheurs, des juifs et des arméniens.

Les maisons de Miragaia semblent encore plus fragiles que toutes les autres. Des arcades en pierre tiennent des bâtiments de trois étages assemblés les uns contre les autres. Parfois elles sont étroites, faites de colombages, et elles semblent elles-mêmes étonnées d’avoir vécu jusqu’à maintenant.

Les premières rangées de maisons ont été construites au-dessous du niveau du fleuve. La route, épaisse muraille minérale, protège et sépare. Autrefois l’eau escaladait sournoisement la route en période de débordement, et envahissait les rez-de-chaussée de Miragaia, particulièrement exposés, mais parfois aussi toutes les maisons qui longent la rive. En 1909 le niveau des eaux est tellement élevé qu’il arrive à 80 centimètres du pont Luiz I. On prépare alors des explosifs pour le détruire, si nécessaire. Partout on dirait que les maisons commencent directement au premier étage, le reste a entièrement disparu sous les eaux.

Peut-être que ces aller-retour de l’eau ont usé les maisons et leur ont enlevé la chair. Peut-être que la seule chose qui est resté est le squelette de pierre. Voici ce que nous y voyons aujourd’hui.

December 2, 2014 - No Comments!

O Porto, por Pacheco Pereira

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Depois de um fim-de-semana passado no Porto, dei por mim a ler este texto do Pacheco Pereira encontrado n'A Cidade Surpreendente.

«O Porto é uma cidade muito diferente de Lisboa, é diferente crescer e viver no Porto ou em Lisboa. As pessoas em Lisboa não têm consciência disso, as do Porto admito que tenham outro tipo de consciência. Poderia ter sido uma cidade do Thomas Mann, muito parecida com as cidades hanseáticas, como Lübeck, onde ele viveu. É uma cidade burguesa no verdadeiro sentido do termo. Tem valores muito parecidos com as cidades do Norte, onde os comerciantes eram liberais e se interessavam pela cultura.
Sempre foi um mundo que valorizou o trabalho de uma forma diferente do que acontecia em Lisboa. Era a cidade das grandes fábricas. As grandes fábricas têxteis estavam no Norte, deram o nome a clubes de futebol – Paranhos, Boavista. Falo de fábricas com milhares de trabalhadores, típicas do período de crescimento da Revolução Industrial.
O Porto é uma cidade do trabalho, quer nas antigas corporações quer nas antigas tradições, ainda muito marcadas pelos nomes nas ruas. Muitas igrejas, muitas instituições têm a marca do trabalho corporativo, mas a cidade também teve esse papel. O Ramalho Ortigão escreveu que no Porto não se conseguia andar meia dúzia de metros sem encontrar uma tabuleta de uma associação mutualista. Na própria conjugação do movimento operário, é uma cidade muito mais socialista do que anarquista, enquanto em Lisboa havia uma tradição forte de anarcossindicalismo. Acima de tudo, tem uma burguesia liberal que esteve no cerne de todo o processo do liberalismo novecentista. Não foi por acaso que D. Pedro deixou lá o coração.

Quem conheça a História do Porto sabe que é uma cidade que resistiu violentamente ao Estado Novo, como os grandes combates de 1927. Foram no Porto os grandes comícios da oposição: o comício do Norton de Matos [janeiro de 1949] e a receção ao Humberto Delgado [maio de 1958] que é gigantesca, a cidade sai à rua. Não há paralelo, esse comício mudou toda a história da campanha do Delgado, mudou toda a história política a partir de 1958.
É uma cidade com as suas instituições, os seus clubes, o Ateneu, um certo tipo de tradições culturais de uma elite fabril, industrial e ligada à imprensa – O Primeiro de Janeiro e O Comércio do Porto têm essa origem. Muito da vida da cidade faz-se de cima para baixo e de baixo para cima. Isso leva a que o Porto tenha uma respiração de liberdade que não veio com o telégrafo nem veio de França. Ainda hoje, é a cidade que tem o trabalho e o sacrifício pelo País no nome e no símbolo de tripeiro, e que se reconhece nesses valores.
Durante o salazarismo, muitas instituições universitárias do Porto fecharam e as que sobreviveram tiveram uma vida muito difícil. Mas havia escolas com uma grande repercussão nacional – Engenharia, Medicina, Ciências, Arquitetura, Belas-Artes. No Porto estão alguns dos primeiros edifícios de arquitetura moderna, muitas vezes feitos por pessoas que ganhavam dinheiro na indústria e que eram mecenas de artistas. Nos anos 1920, construíram-se cópias da arquitetura social de Viena. Junto da casa do Eugénio de Andrade, quando ele morava no 111 da rua Duque de Loulé *, havia um grande bairro feito a partir das ideias da arquitetura socialista, uma espécie de falanstério. E havia vários desses.
E depois havia as “ilhas”, outra realidade muito associada à industrialização rápida, aí sim, mais pobres. Eram uma solução de emergência, especulativa, em relação à pressão industrial, para albergar um número muito significativo de operários que vinham das zonas rurais do interior. Algumas epidemias de cólera e de tifo tiveram aí o seu desenvolvimento e o salazarismo viu-se na necessidade de criar os bairros sociais que reproduzem o fenómeno das “ilhas” para os dias de hoje.
O Porto é uma cidade liberal mas não jacobina. Lisboa é mais jacobina do que liberal, na sua história política e social. Eu nunca deixei o Porto. Havia umas personagens do teatro japonês que andavam sem nunca levantar os pés porque se o fizessem era sinal de que perdiam o contacto. E eu também: os meus pés estão lá sempre, sempre em cima daquela terra, é lá que me sinto bem.»

October 3, 2014 - No Comments!

Un corps

Car c’est en écrivant que je sens l’aide secrète du talent. Il s’agit de la même énergie qui anime le coureur quand le vent souffle derrière son dos. C’est pas tangible, et pourtant elle y est, cette aide. Donc il y a une différence.

En écrivant je me retrouve soudainement face au fleuve large. Je suis, comme d’habitude, face au Douro. De tous les cotés il y a la pierre, des surfaces irrégulières, dans lesquelles on passe le doigt qui garde des miettes minérales.

Ce n’est pas que je sois triste parfois, c’est que j’oublie d’écrire et mon corps le signale.

Peut-être que j’avais attendu une prétendue sagesse pour commencer à écrire. Or, cette sagesse n’est jamais arrivée. Plutôt une espèce de désespoir, ou la cruelle lucidité de la peur de la mort. Vous voyez, écrire c’est naturel, et j’aurais eu du mal à le faire en dessinant : les nuances ne sont pas du tout les mêmes, ni la palette, ni la vitesse d’exécution. Et puis : écrire est un pré-carré, un jardin où les fleures sont cueillies au rythme des saisons et l’herbe semble un peu humide mais pas trop, juste assez pour s’y asseoir.

Donc je suis face au Douro. C’est vert et opaque et plus frais que le Tage.

Je suis debout dans une plateforme en béton, et il fait chaud. Il n’y a pas d’ombre. Je marche comme on marche dans un rituel initiatique, droit, d’un pas dépouillé. Les berges sont recouvertes de petits cailloux ronds.

Mon t-shirt brun est déjà trempé, il est devenu presque noir.

Le courant y est très fort : le Douro est étroit et profond, et son débit le plus important de toute la péninsule ibérique. Je marche encore un peu, et je perds pied.

Je me laisse porter.

En fait, c’est très simple d’écrire : il suffit de prendre note de ce qu’on voit dans les berges en descendant le fleuve.

A gauche, une maison peinte en crépis blanc, petit jardin et quelques marches en mauvais état, bricolées de manière à attendre le niveau de l’eau. On devine le chemin d’accès un peu en-dessus, en granit grossier recouvert de feuilles, étroit.

D’autres maisons apparaissent derrière, liées à la première par la double ficelle noire qui nourrit l’hameau en électricité.

A droite, une arcade qui soutient le chemin de fer, et derrière ça monte, des pentes sans chemins, sans troupeaux, avec des amas denses de Genévriers cades qui ponctuent un espace autrement désolé.

Il est dur de respirer en descendant le fleuve. Le courant est fort. J’essaye de diriger mon chemin, mais c’est lui qui me dirige, dictatorial, totalitaire. Il est vivant, autant que la surface des monts autour ; et plus que vivant, il est, il incorpore la vie, qui lui tombe en goutes minuscules assemblées par les rides et les plis de la terre, là où elle n’est pas terrasse ni arbre ni maison.

Le fleuve est donc la collection de millions d’histoires et parcours minuscules.

Comme un mammifère marin, on y plonge pour trouver nos choses, sinon pour chasser. Si l’eau est opaque on tâte, on rajoute du hasard, on essaye avec le peu d’outils qui nous est donné, et après une demi-heure, une heure, jour, semaine, on remonte à la surface pour respirer et regarder autour où nous nous trouvons. Parfois très loin du point de départ, parfois on fait des boucles et on se trouve presque au même endroit. Et au bout de quelques immersions le constat est évident : la descente vers l’estuaire, là où l’eau s’apaise et le lit s’élargit, est inexorable et, avec nous, seuls restent quelques objets et la mémoire.

Ecrire est une manière de coller tout le reste à notre corps, d’empêcher de délaisser derrière nous les choses de la vie qui, autrement, resteraient là, à flotter,     seules.

Ecrire car je ne sais rien faire de mes mains, sauf de s’en servir comme récipient de la pensée, et verser la pensée dans le papier.

Ecrire car je n’ai pas le choix : je vais mourir un jour mais, à la différence de ceux que je connais, je navigue déjà les eaux de mon Styx intime.

Le grand défi qui m’attend est de nager à contre-courant et atteindre l’endroit là où le Styx est encore Douro, vie, force, nature, et m’y perdre assez longtemps pour charger mon dos des objets qu’on garde jusqu’à la vieillesse : les enfants, le jardin, l’arbre.

February 19, 2010 - No Comments!

Portugal ao longe

Talvez seja o facto de morar longe que me faz ficar estarrecido perante a forma como Portugal tem assistido, em horário nobre, a este mar de acusações histriónicas e totalmente fulanizadas ao governo, a Sócrates e aos apoiantes destes. A razão legítima que poderia estar do lado de quem desconfia das pressões sobre os media dilui-se nos sistemáticos golpes abaixo da cintura dos principais opositores ao governo: figuras recomendáveis como a MMG , o Mário Crespo ou o JPP .
É hoje impossível saber quem tem razão, no meio do lamaçal a que temos tido direito (e em relação ao qual a inenarrável intervenção do Mario Crespo na Comissão de Ética foi a cereja sobre o bolo). Mas uma coisa é certa: esta polémica ultrapassa em muito o primeiro-ministro e engloba direcções de jornais, televisões, empresas e outras cúpulas de poder.