All Posts in Littérature

November 28, 2014 - No Comments!

Quatro livros

Em dois meses passados em Lisboa comprei quatro livros. Acho que não me arrependerei da compra de nenhum deles.

1507-1 (1) 9789898268167 arton13121507-1

Devorei o "Ouro e Cinza" do Paulo Varela Gomes. Portugal é um país de cronistas, e muitos de nós aprenderam a ler graças às colunas do Público ou do Expresso. Pedro Mexia, Eduardo Prado Coelho, Miguel Esteves Cardoso, Manuel António Pina et caetera. Talvez me engane, mas nunca vi tanto espaço, ou tão nobre, dedicado à arte de ter uma opinião noutros jornais que consulto. No Libération estão condenados lá para o fim, todos juntos, nas páginas mais feias do quotidiano francês. No Le Monde nunca retive nenhum nome de cronista. Mas aqui em Portugal gostamos dessa fórmula do pequeno texto que fale de nada e de tudo e que salta de tema em tema com um olhar um pouco afastado, porventura semelhante ao homem da rua que tem ali um porta-voz.

April 24, 2014 - No Comments!

Un Corps

Car c’est en écrivant que je sens l’aide secrète du talent. Il s’agit de la même énergie qui anime le coureur quand le vent souffle derrière son dos. C’est pas tangible, et pourtant elle y est, cette aide. Donc il y a une différence.

En écrivant je me retrouve soudainement face au fleuve large. Je suis, comme d’habitude, face au Douro. De tous les cotés il y a la pierre, des surfaces irrégulières, dans lesquelles on passe le doigt qui garde des miettes minérales.

Ce n’est pas que je sois triste parfois, c’est que j’oublie d’écrire et mon corps le signale.

Peut-être que j’avais attendu une prétendue sagesse pour commencer à écrire. Or, cette sagesse n’est jamais arrivée. Plutôt une espèce de désespoir, ou la cruelle lucidité de la peur de la mort. Vous voyez, écrire c’est naturel, et j’aurais eu du mal à le faire en dessinant : les nuances ne sont pas du tout les mêmes, ni la palette, ni la vitesse d’exécution. Et puis : écrire est un pré-carré, un jardin où les fleures sont cueillies au rythme des saisons et l’herbe semble un peu humide mais pas trop, juste assez pour s’y asseoir.

Donc je suis face au Douro. C’est vert et opaque et plus frais que le Tage.

Je suis debout dans une plateforme en béton, et il fait chaud. Il n’y a pas d’ombre. Je marche comme on marche dans un rituel initiatique, droit, d’un pas dépouillé. Les berges sont recouvertes de petits cailloux ronds.

Mon t-shirt brun est déjà trempé, il est devenu presque noir.

Le courant y est très fort : le Douro est étroit et profond, et son débit le plus important de toute la péninsule ibérique. Je marche encore un peu, et je perds pied.

Je me laisse porter.

En fait, c’est très simple d’écrire : il suffit de prendre note de ce qu’on voit dans les berges en descendant le fleuve.

A gauche, une maison peinte en crépis blanc, petit jardin et quelques marches en mauvais état, bricolées de manière à attendre le niveau de l’eau. On devine le chemin d’accès un peu en-dessus, en granit grossier recouvert de feuilles, étroit.

D’autres maisons apparaissent derrière, liées à la première par la double ficelle noire qui nourrit l’hameau en électricité.

A droite, une arcade qui soutient le chemin de fer, et derrière ça monte, des pentes sans chemins, sans troupeaux, avec des amas denses de Genévriers cades qui ponctuent un espace autrement désolé.

Il est dur de respirer en descendant le fleuve. Le courant est fort. J’essaye de diriger mon chemin, mais c’est lui qui me dirige, dictatorial, totalitaire. Il est vivant, autant que la surface des monts autour ; et plus que vivant, il est, il incorpore la vie, qui lui tombe en goutes minuscules assemblées par les rides et les plis de la terre, là où elle n’est pas terrasse ni arbre ni maison.

Le fleuve est donc la collection de millions d’histoires et parcours minuscules.

Comme un mammifère marin, on y plonge pour trouver nos choses, sinon pour chasser. Si l’eau est opaque on tâte, on rajoute du hasard, on essaye avec le peu d’outils qui nous est donné, et après une demi-heure, une heure, jour, semaine, on remonte à la surface pour respirer et regarder autour où nous nous trouvons. Parfois très loin du point de départ, parfois on fait des boucles et on se trouve presque au même endroit. Et au bout de quelques immersions le constat est évident : la descente vers l’estuaire, là où l’eau s’apaise et le lit s’élargit, est inexorable et, avec nous, seuls restent quelques objets et la mémoire.

Ecrire est une manière de coller tout le reste à notre corps, d’empêcher de délaisser derrière nous les choses de la vie qui, autrement, resteraient là, à flotter,        seules.

Ecrire car je ne sais rien faire de mes mains, sauf de s’en servir comme récipient de la pensée, et verser la pensée dans le papier.

Ecrire car je n’ai pas le choix : je vais mourir un jour mais, à la différence de ceux que je connais, je navigue déjà les eaux de mon Styx intime.

Le grand défi qui m’attend est de nager à contre-courant et atteindre l’endroit là où le Styx est encore Douro, vie, force, nature, et m’y perdre assez longtemps pour charger mon dos des objets qu’on garde jusqu’à la vieillesse : les enfants, le jardin, l’arbre.

January 11, 2011 - No Comments!

Samuel (2008)

Je m’appelle Samuel.

Vous m’avez probablement déjà croisé dans les rues de Saint-Brieuc, car j’y ai passé toute ma vie, mais je ne suis pas sûr pour autant que vous ayez pu retenir mon visage. Vous savez, je fais partie de ces bretons banals, aux yeux bleus et grands et minces et pâles, façonnés par l’humidité de la côte et par un putain de soleil apathique.

Je ne me rappelle plus de mon premier jour de boulot au grand supermarché. Je connais par cœur les dames qui vieillissent sous mes yeux, qui prennent des années et des fruits et du pain pour leur homme, et je connais par cœur ces messieurs qui passent après le boulot, en vitesse, chercher un dernier truc avant de prendre l’autoroute qui les ramènera à la maison ; enfin, mes journées ont rarement quelque chose de remarquable et ma vie, comme celle de tous mes amis, s’écoule paisible, transparente, dans un flot agréable et implacable : sans histoire et sans aventure. Pourtant, c’est d’aventure qu’il est question dans cet épisode qui a un jour bouleversé ma vie et que j’essayerai, devant vous, de raconter avec le plus de précision que je pourrai.

Ce fut un samedi, je finissais ma semaine de travail. Le samedi le supermarché est ouvert jusqu’à huit heures du soir et il n’avait personne dans la rue quand je suis sorti – les jeunes préfèrent sortir tard la nuit et la rue des restaurants est beaucoup plus loin.

Depuis quelques années mon chemin de retour à la maison fut obstrué par les travaux de plusieurs tours de bureaux, et les détritus s’accumulaient de plus en plus au pied du trottoir où je passe au moins deux fois par jour ; on repérait parfois la chaise qui manquait dans le salon, ou le morceau de bois qui, convenablement aménagé, sera un jour la table de la cuisine.

Cette fois-ci, pourtant, je n’avais pas trouvé d’objet intéressant à la première vue et j’avais décidé ainsi de fouiller un peu plus le tas qui avait, ce soir, plus de deux mètres de hauteur. Après quelques minutes je finis par avoir dans mes mains une montre en plastique, une vieille carte de voyage de mille neuf-cents quatre-vingts trois et deux ou trois calepins presque entièrement vierges. Toutes des choses qui ne m’intéressent pas. A la poubelle, allez. Je fais demi-tour, et

La voilà.

Je la découvre dissimulée dans un renfoncement d’une cloison en brique, elle brille comme un long ruban argenté, là, le plus beau et étrange objet jamais vu, cachée des regards des passants par l’ombre fortunée du tas de détritus.

Je marche en direction d’elle. Aussitôt j’avais à mes pieds une épée.

Pas un truc de camelote mais une putain d’épée vraie, semblable à celles des illustrations qui montraient les légendes des Templiers ou les Croisés, je veux dire, une grosse épave en métal, archaïque, tellement lourde qu’on aurait pensé faite de plomb. Une Epée.

Comment est-elle tombée dans un endroit pareil ? C’est la première question que je me suis posée au regarder la surface encore opaque de la poussière qui restait collée comme une pellicule marron indissoluble.

J’ai enlevé mon imperméable et je l’ai enveloppée comme j’ai pu. Vingt minutes après j’arrivais devant la porte de l’immeuble gris de la rue de Saint-Michel, numéro trente-quatre inscrit en grosses lettres dorées, et j’étais finalement en lieu sûr.

Quand j’ai fermé à clé la porte de l’appartement l’épée était à moi ; et je l’ai prise ainsi dans mes bras pour sentir la matière froide. Puis je l’ai maniée avec mes deux mains. Elle était massive comme ces putains d’espadons du Moyen Age. Je l’ai posée sur la longue table du salon et j’ai commencé à la nettoyer le plus soigneusement que je pus nettoyer un objet en métal, malgré tout, coupant. La manchette était très dessinée ; il avait des scènes de bataille grossièrement gravées sur le poignet et le pommeau évoquait une fleur métallique à l’état de bourgeon. La lame était constituée de deux tranchants larges et convergents vers une pointe qui se situait un mètre plus loin, une pointe menaçante et, dieu seul sait, peut-être maintes fois utilisée.

Je suis resté comme ça quelques minutes. Puis, à ma plus grosse surprise, les doigts de ma main droite ont commencé à sentir une certaine irrégularité dans la texture lisse de l’épée. C’était dans le début, dans la commissure même de la lame, une irrégularité qui n’avait plus qu’une poignée de centimètres. Quelque chose avait été ciselée à la hâte: un mot. Celui qui l’a marqué restera pour toujours inconnu, ainsi que sa circonstance et sa raison, mais pas le contenu : une heure après j’ai réussi à déchiffrer ce mot furtif : « rédemption ». Rédemption.

Je n’ai jamais cru aux coïncidences. J’ai pris ma chère épée à son sens littéral et j’ai su tout de suite quoi faire : l’accrocher dans le mur du salon, en guise de trophée, et ouvrir la porte de la chambre. J’ai pris ma plus grande valise et j’y ai mis quelques vêtements, ainsi que mes objets les plus chers : les trois albums de photos, le parfum offert par ma mère, et les livres que mon grand-père avait un jour écrit – pour le voyage.

Le lundi d’après, au petit matin quand le supermarché ouvrait à nouveau je n’étais plus là. Plus jamais je ne suis revenu.

December 14, 2010 - No Comments!

2666

On aurait dit que les pages se multiplient. Souvent j’ai fait la connaissance de livres de mille feuilles, mais sont rares ceux qui me restent tant de temps entre les mains. Il m’accompagne depuis la fin de l’été, fermé pour la plupart du temps puis réveillé pour donner vie à une poignée de jours de lecture farouche. Il sera dans la poche de la valise qui, demain, reposera au sous-sol de l’avion vers Porto, et à côté du lit d’enfant où je dors encore en arrivant.

December 7, 2010 - 1 comment.

Caribou et Beach House à l’Ancienne Belgique, Bruxelles

Caribou et Beach House (avec Junip, dans le cadre du festival Autumn Falls)

Au vingt-septième jour de l’hostile mois de Novembre, deux des plus attendus concerts de l’année eurent lieu. Le premier fut dionysiaque, le deuxième apollinien.

Le premier fut celui de Dan Snaith, anciennement Manitoba, actuellement Caribou, aidé par trois musiciens dans la tâche de transformer l’Ancienne Belgique en territoire de célébration, avec une musique faussement électronique, car joué avec les instruments essentiels du psychédélisme (guitares, batteries, synthés, voix) et, comme outil secondaire, la spiral si loquace de la couverture de ‘Swim’, le dernier opus de Caribou, projeté à l’arrière-plan et aussi hypnotique que les motifs hallucinogènes de ‘Kaili’ ou ‘Labilela’. Tous les grands morceaux de ‘Swim’ y sont passés, d’ailleurs, et toujours aussi fulgurants, éclatants, au bord de l’épiphanie. La basse était omniprésente e profonde, la batterie impétueuse et la voix délicate de Snaith ponctuait et rythmait les tubes qui se succédaient sans merci pour le repos des corps.

La fin a été magistrale, espèce de glorification solaire psalmodiée pendant des longues minutes, une louange à un soleil déjà disparu sur le firmament bruxellois depuis des heures, des jours, des mois, comme si cette danse, ce rituel, ce sacre anticipé du printemps pouvait le ramener à nouveau, ce soleil, ce « Sun » répété tant de dizaines de fois depuis la bouche épuisée de Dan Snaith.

Puis Beach House arrivent sur une scène transformée. Victoria Legrand au centre, assise en tant que aumônier de cette grande oraison collective qui allait prendre l’heure et demie suivante. A ces côtés, Alex Scally et encore deux ou trois autres musiciens qui soutenaient, à coups de guitares et synthés, sa voix caverneuse. Derrière, trois constructions énigmatiques, des pyramides hautes d’un mètre et demi ou un peu plus, comme des œuvres minimalistes, idéales, mystiques. La lumière se résumait presque à un filet, quasi éteinte et sans révéler le visage presque aussi beau que sa voix, dit-on, de mademoiselle Legrand.

Presque tout ‘ Teen Dream’ a été joué, ainsi que des pièces des deux autres LP lancés par le duo de Baltimore. Parfois, parmi les strates vaporeuses de sons synthétisés, un véritable tapis d’étoiles surgit, des dizaines de points de lumière qui scintillaient autant que les centaines d’yeux fixés sur eux. Ce sont des sons qui nous caressent dans le sens des poils et de tout l’organisme, certes. La voix, grave et légèrement éraillé, est la seule texture rugueuse dans l’univers féerique de Beach House, et il n’y a pas la place pour le risque ou pour l’improvisation. Tout semble solide comme de la pierre, cohérent, maitrisé, et heureusement. Ainsi, nous nous y baladons en leur faisant confiance, au rythme langoureux de ‘Silver Soul’, ‘Norway’ ou ‘Better Times’, où les claviers prennent toute leur puissance. Le son sort si limpide du système sonore de l’Ancienne Belgique que le rêve évoqué par Beach House semble palpable, près de nous. Tout, tout près.

Aussi sur (quoique modifié) sur http://www.musiczine.net/fr/festivals/festival/autumn-falls-2010-samedi-27-novembre/

(photo: Caribou live at Lowlands 2010 par Nick Helderman via 3VOOR12)

December 8, 2010 - No Comments!

Le retour (2007)

J’ai déjà été dans presque tous les continents. J’ai commencé à voyager très tôt, avec mon vieux.

On allait en train, vainquant des distances incroyables pour l’époque, vendre les coquillages de notre bled, considérés précieux, que lui-même ornementait avec des pigments faits maison sur les côtes opulentes du sud. C’était évidemment une affaire très très pauvre. Je me souviens, d’ailleurs, d’être ridiculisé par les familles bourgeoises qui passaient devant notre modeste boutique : un cageot fait de morceaux de bois et une pancarte de fortune où on lisait « artisanat ».

Malgré l’opposition de mon père, j’ai suivi naturellement ses traces.

A 15 ans j’essayais ma chance pour la première fois. Tout seul. Je dois dire, cependant, que ma décision a été hâtée par la mort du vieux.

Je me suis aventuré dans le premier train qui partait, sans connaissance de cartes ou de noms de pays. J’essayais, pour survivre, les coquillages de mon enfance, mais les dessins sortaient maladroits – tordus comme ma propre route.

Le hasard me conduit alors dans des affaires bien plus profitables. Quand je me rends compte, je suis en train d’essayer de passer la frontière à Trieste, en Italie. Je passe alors 3 ans à faire l’aller-retour entre l’Europe de l’ouest en est, toujours à la recherche de fragments de cet archétype qu’on appelait régime communiste : des affiches, des vêtements militaires, bref, des objets exotiques aux yeux des collectionneurs occidentaux.

Puis quand je me suis fatigué de tout ça, j’ai regardé dans ma valise tout ce qui restait de mon dernier déplacement. Un vieil appareil photo, avec ses instructions en cyrillique.

 

Pour la première fois, je m’intéressais à ce que j’avais avec moi ; c’est un objet bizarre, un appareil photographique : une fenêtre mécanique, compliquée, opaque. J’étais en ce moment à Minsk, où j’avais obtenu d’ailleurs cet appareil, et je n’ai pas pu m’empêcher de dépenser toute une pellicule. Je ne comprends rien à la photo, je ne suis pas un artiste ou quoi que ce soit ; j’ai photographié alors tout ce que je trouvais dans les rues, toute ce que je connaissais déjà. Comme si je voulais avoir des preuves de ma vie audacieuse.

Quand j’ai développé la pellicule, j’ai eu une surprise. Les photos sortaient inexactes, énigmatiquement insaisissables, mais surtout pas fausses. Comme des apparitions. Et moi, chrétien depuis l’enfance, je voyais ces lumières qui émergeaient des gens et des bâtiments ; des auras, des irradiations.

Toute ma vie a changé. Désormais je parcourrais des villes sans nom en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Roumanie, en Hongrie, en cherchant un miracle, un message de Dieu dans les terres de la dictature du prolétariat.

C’est ainsi que vingt ans de ma vie sont passés. Je ne suis pas sûre d’avoir trouvé quoi que ce soit dans mes photos floues et obscures, sauf un peu de foi.

Et maintenant que ma vision devient floue, elle aussi, je regagne cette même foi. Je n’ai plus besoin d’appareil photo. Mes propres yeux captent les apparitions que je cherchais tout ce temps ; j’attends seulement que quelqu’un me croie.

 

January 28, 2010 - 1 comment.

Leviathan, or the whale

Philip Hoare partage avec moi l’obsession de ces créatures anciennes qui conservent l’aura d’un monstre primus inter pares. Ce sont les plus grands êtres vivants qui ont jamais vécu sur terre et ceux qui sont chargés du plus grand poids mythologique : on les voit sur les côtes du Labrador ou de la Terre de Feu depuis autant de millénaires que notre mémoire collective se confond  avec les récits fabuleux des hommes qui ont eu le privilège de les contempler ou ceux des intrépides qui les ont chassés sur tous les océans du globe.

Et puis, en l’année de notre seigneur de  1851 Moby-Dick est né. En plein apogée  de la chasse à la baleine basée sur Nantucket et le cap Cod apparait un monument littéraire aussi tranchant qu’un arpon long de neuf-cent pages. Un commencement de l’exégèse des plus vastes et complexes créatures jamais crées par la nature.

Puisse Hoare avoir anthropomorphisé ses baleines et cachalots et les avoir transformé en quelque chose d’extraordinaire : soit. Les œuvres les plus prodigieuses naissent souvent de la fascination enfantine et de la transformation généreuse de l’imagination en mythe et puis en littérature.

(Leviathan or, The Whale, par Philip Hoare, HarperCollins Publishers, 352 pages)